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Entretenir l’autophagie pour lutter contre les signes de l’âge

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L’autophagie (qui signifie « se manger soit même ») est le processus grâce auquel les cellules recyclent leurs composants lorsque ceux-ci sont trop vieux ou défectueux. L’autophagie obéit à une mécanique complexe qui peut se dérégler, notamment à cause de l’avancée en âge. En effet, avec le temps, son efficacité diminue, les cellules ont des difficultés à « s’auto-nettoyer », les déchets s’accumulent entraînant des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, des maladies infectieuses ou même certains cancers. Son implication dans le vieillissement est une problématique importante.

 

Des chercheurs du « Collège de médecine Albert Einstein » aux Etats-Unis ont récemment publié une revue mettant en lumière le lien entre autophagie et différentes caractéristiques de l’âge. Ainsi, les défauts de l’autophagie entrainent une augmentation du vieillissement des cellules (ou sénescence), une accumulation de protéines aberrantes, un stress cellulaire ainsi qu’une baisse de la réparation de l’ADN. Ces éléments sont des facteurs qui accélèrent le vieillissement et l’apparition de maladies.

 

En raison de l’impact de l’autophagie sur le vieillissement, de nombreux scientifiques tentent de restaurer ou de maintenir sa fonction pour limiter les effets de l’âge.

 

Comment faire ? Les changements de style de vie avec la restriction calorique, le jeûne intermittent, l’exercice physique et l’amélioration du sommeil donnent des résultats concrets et améliorent l’autophagie. Des médicaments anti-âge comme le célèbre antidiabétique, la metformine,  ou le NAD+ sont aussi à l’étude.

 

Des recherches doivent être menées pour évaluer la pertinence de ces traitements ciblant l’autophagie mais les premiers résultats, dans le cadre de la lutte contre le vieillissement, sont très encourageants.

 

 

Kaushik, S. et al. Autophagy and the hallmarks of aging. Ageing Res. Rev. 72, 101468 (2021).